L'école
Estavannes
Titre

 


L’école d’Estavannens
 

 

Historique

et liste des enseignants

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Autrefois, c’était comment ?
Etre écolier dans les années 40...
Jean Pharisa, de 1939, se rappelle ses années d’école primaire à Estavannens.

 

 

 

 

 

Publication dans le journal “La Liberté” le 9 septembre 2006
Par Danièle Aeby-Magnin (fille de Gaston Magnin et petite fille d’Ernest et Lydie Magnin)

 

 

 

 

 

     “Ma première année d'école, je l'ai faite en 1946. Nous étions 47 filles et garçons dans la classe, avec un seul maître aidé par un moniteur. Quand les élèves du cours supérieur avaient par exemple une rédaction, les deuxièmes faisaient des lignes d'écriture, pendant qu'un bon élève de sixième était détaché pour faire répéter les calculs aux petits de première.... Afin que le maître puisse faire une dictée au cours moyen! Au début des années 50, un petit nombre de villageois fréquentaient l'école secondaire. Nous n'étions que trois d'Estavannens l'année où j'y suis entré. Les autres redoublaient la sixième à l'école du village en attendant l'émancipation à 16 ans.
     C’est avec beaucoup de plaisir que j'ai commencé l'école primaire, mais j’avais déjà appris à écrire et à lire par moi-même. Je me souviens encore de la surprise de ma mère lorsque «La Gruyère» dans les mains, je lui demandai: «C'est écrit les fil(s) ou les fi(l)s d'André Glasson?» Donc, je me un peu embêté en première quand il fallait faire des bâtons et des ronds sur l'ardoise! Une leçon qu'on détestait, c'était le catéchisme avec Monsieur le curé. Il faisait régner la terreur, en tirant les petits cheveux des favoris lorsqu'on séchait sur les réponses à donner... Le pire, c'était encore le dimanche aux vêpres, quand il interrogeait des élèves devant toute l'assemblée et ceux qui ne savaient pas répondre s'entendaient gratifier d'un peu charitable: «Assieds-toi, gros sot!»
      De manière générale, les adultes étaient assez portés sur les punitions lorsqu'ils étaient dérangés par la vivacité des enfants. Ainsi à l’école, “entre 1951 et 1952, mon 3ème maîtrefaisait régner la discipline avec des méthodes assez musclées. Lorsqu'un élève chahutait ou répondait au régent, il devait aller devant le tableau noir, s'agenouiller sur une règle en portant un dictionnaire dans chaque main. Quand la fatigue lui faisait baisser les bras, un coup de règle sur le derrière lui rappelait la position initiale. Il y avait aussi le verbe qui devait être conjugué pour le lendemain aux 21 temps! Ou alors, plus injuste, copier 100 fois: «Je ne monte pas à l'église les mains dans les poches», en plein hiver, alors qu'on avait vu le régent y monter les mains dans celles de son veston!
     Dans un registre plus sadique, la punition donnée à un petit Nicolas de mon âge - assez déluré il est vrai - que le maître envoya à midi couper la verge avec laquelle il serait fessé à son retour à l'école! C'était sans compter sur l'imagination de notre camarade qui, après avoir entaillé la baguette de noisetier à plusieurs endroits, nous a également confié s'être mis préventivement une tuile dans le pantalon.... Et ce qui devait arriver arriva: au premier coup porté par le maître sur le postérieur de l'infortuné, la verge se brisa en plusieurs morceaux dans un éclat de rire général!
     La leçon de gym, on ne l'avait que très rarement. D'ailleurs nous ne disposions d'aucun matériel à part une balle, un cylindre métallique pour apprendre à lancer (la grenade) et un boulet de 5 kg. Comme nous n'avions pas de perche, le maître prit l'initiative de nous envoyer, un camarade et moi, couper un petit hêtre en forêt avec mission de l'écorcer à la scierie de mon père. Fixé dans la cour de l'école pour une leçon de gym improvisée, les garçons y grimpèrent à tour de rôle, tandis qu'en pédagogue pragmatique, le régent attendait avec une aiguille à coudre le plus lourdaud qui peinait à prendre de la hauteur!”

(Note de Jean Pharisa : il s’agissait de son contemporain Albert Magnin, cousin de la journaliste)
 

 

 


N.B.

L’article de Mme Danièle Aeby était limité à 3’500 caractères par la rédaction de “La Liberté”. Elle n’a donc pas pu rapporter tout ce que je lui ai dit lors de notre entrevue : elle a dû faire un choix...

Mon école primaire à Estavannens a duré 7 années. Durant ce laps de temps, j’ai eu ... 7 instituteurs... (cliquer sur le chat ci-dessus, sous “Ecole et enseignants”).

Il pourrait sembler, à la lecture de ces quelques lignes, que je n’ai conservé en mémoire que de mauvais souvenirs. Ce n’est bien sûr pas le cas, bien au contraire. Je me souviens d’un maître qui, lors qu’il était satisfait de ses élèves, m’empruntait un “Journal de Tintin” que j’avais toujours dans mon pupitre. Il nous lisait alors une histoire, en fin de journée. Nous adorions tous cette façon de nous remercier. Cet instituteur laissait parfois monter quelques bons élèves dans son appartement à l’étage pour leur permettre de suivre une émission radio-scolaire. D’autres fois, il amenait son poste en salle de classe pour que tous les élèves puissent en profiter. Je me rappelle même d’une émission  sur le compositeur Arturo Toscanini. Elle fut peut-être le déclencheur qui aujourd’hui me fait aimer la musique classique.

Je ne me souviens plus très bien si c’était ce même instituteur ou le suivant qui amena son propre piano en remplacement  de notre vieil harmonium essoufflé : ce fut un vrai régal pour nos oreilles, pas du tout habituées à cet instrument.

Un autre instituteur m’a donné des cours privés gratuits durant tout un été, ainsi qu’à un voisin, afin de nous préparer à l’examen d’entrée à l’école secondaire. Il passait chez nous, le soir, corrigeait les travaux de la veille et nous donnait à plancher sur deux ou trois textes de français à analyser, nous donnait quelques problèmes de maths à résoudre ou un vocabulaire d’allemand à apprendre pour le lendemain...
 
En discutant avec mes anciens camarades d’école, après la publication de l’article ci-dessus,  nous avons évoqué ensemble de très beaux souvenirs de notre passage à l’école primaire d’Estavannens. Tous s’accordent à dire que tous nos instituteurs ont fait une très bonne école. Les punitions sont oubliées depuis longtemps, elles se sont transformées en anecdotes humoristiques et qui sait, elles se sont peut-être révélées salutaires pour bon nombre d’entre nous.

Je pourrais ajouter à ces précisions les quelques informations ci-dessous :

Nous avions trois tableaux noirs en sapin, vernis en noir et montés sur roulettes, deux en avant et un au fond de la salle, une vieille carte de la Suisse et une autre du canton de Fribourg qu’il fallait dérouler et accrocher sur l’un des tableaux noirs pour les leçons de géographie, quelques tableaux en carton d’environ un mètre de haut où figuraient les premières pages du syllabaire et d’autres avec des calculs élémentaires, comme par exemple 4 + 3 = 7 qu’on utilisait pour le cours élémentaire...

Je me souviens aussi de mes premiers livres : le Kikeriki, puis l’écolier chanteur (pour le chant), le syllabaire (pour apprendre à lire) et en en 3ème année, un livre de lecture de 265 pages, imprimé en 1932 et qui figure encore dans ma bibliothèque...

A partir de la deuxième année, on écrivait avec un crayon à papier : on entendait au moins plus le bruit affreux du crayon rayant l’ardoise. A partir du cours moyen (3ème année) on pouvait utiliser le porte-plume... Lorsqu’un bec était cassé, on l’apportait au régent pour l’échanger. On avait un encrier fixé dans le pupitre et lorsqu’il était vide, le maître le remplissait avec une grosse bouteille qu’il tenait dans une armoire. Au cours supérieur, on touchait un bec “rédis” pour la calligraphie.

Après les cours de l’après-midi, il y avait encore quelques tâches à accomplir, en tournus et par équipes, remplir la caisse du bois de chauffage en allant quérir celui-ci dans le bûcher situé au sous-sol du bâtiment, effacer les tableaux noirs, enlever la poussière sur les 4 rangées de pupitres, déplacer ceux-ci, balayer et les remettre en place, bien alignés, couverts...
 

 

 

 

Les élèves e Mademoiselle Elisa Dessarzin, en 1922.
Photo prêtée par Alphonse Jaquet, de Crésuzi
 

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Les élèves d’Henri Clerc, en 1940.
Photo prêtée par Marie-Thérèse Magnin, rue Lamartine 7a - 1203 Genève  (veuve de Xavier, écolier à l’époque).
 

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Les élèves d’Henri Clerc, lors de la rentrée scolaire 1946  (années de naissance : 1931 - 1939)

La photo est mise à disposition par Jean Pharisa à Bulle

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Les élèves de Georges Butty, lors de la rentrée scolaire 1958 (années de naissance : 1941 - 1949)

La photo est mise à disposition par Félicie Caille-Pharisa, à Genève

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Jean Andrey (à 24 ans)

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Henri Clerc
1907 - 1947
décédé en 1960

Jean Andrey
1947 - 1951
habite à Bulle

Albert Schaller
1951 - 1952
décédé en 2010

Georges Butty
1952 - 1958
décédé en 1988

 

 

 

 

Louis Fragnière, instituteur 1909-1980

entre 1950 et 1987,

il y eut  encore 10 titulaires

ou maîtres remplaçants
 

Louis Fragnière
1961 - 1966
décédé en 1980

André Masset
1987 - 2017
habite à Estavannens


vendredi 7 septembre 2012 : inauguration officielle de la nouvelle école d’Estavannens

samedi 8 septembre : journée “portes ouvertes”
 


Rénovation de l’ancien bâtiment
  ( Photos : Jean Pharisa)

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Le nouveau bâtiment   (annexé à l’ancien bâtiment)
( Photos : Jean Pharisa)

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Le couloir reliant les deux bâtiments, puis le beamer interactif qui remplace les anciens tableaux noirs

 

 

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Il y a 60 ans, en ce mois de juin 1956, les élèves de 3è année
de l'Ecole secondaire et commerciale de la Gruyère,
sections latin-grec et latin-science comprises,
étaient en train de transpirer pour obtenir leur diplôme de fin d'études.
Le "valete" fut prononcé le 7 juillet...

Le seul professeur encore parmi nous est Irénée Robadey, dit “Galurin”, deveur officier instructeur, colonnel EMG, attaché militaire, puis commandant des écoles de recrues d’artillerie de Sion.

 

Irénée Robadey

Irénée Robadey


Photo de la classe


Liste des élèves


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Effectif de l’école secondaire :

168 garçons    (en 1953-1954)
191 garçons    (en 1954-1955)
203 garçons    (en 1955-1956)
231 garçons     (en 1956-1957)
 

 

 

 

 

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Palmarès de la classe


Le diplôme de fin d’études


Détails des notes

 

 

 

 


Voir encore d’autres détails sous :

http://www.pharisa.ch/historique.html

 

L’école de Neirivue
en l’an II de la République Helvétique

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