Déviances et bornages
Estavannes
Titre

 

Déviances et bornages  (archives de l’Etat de Fribourg)

 

 

 

 

 

Visites aux Archives de l’Etat de Fribourg

12 février - 19 février - 13 mars - 07 mai - 21 juin  - 26 juin 2002

 

 

 

 

 

Déviances d’Estavannens

Il s’agit du bornage avant la formation des géomètres et l’avènement du cadastre.
Et dire qu’en l’an 2000, tout le cadastre suisse est informatisé...

 

 

 

 

 

Le Petit Conseil de Fribourg a promulgé une sentance autorisant trois citoyens du village, assermentés, à procéder à ces relevés, les écritures étant faites par un notaire, accompagnant les “vianceurs”

 

 

 

 

 

     Un “rochatzon” c’est certainement un petit rouquin, du patois “rochè” (rouquin). Selon ma tante Alice,  la centenaire du Clos-Rouiller, il s’agirait d’un petit sapin sec.  

 

 


comme devant  =  comme précédemment
une marèche  =  un marais
le gouverneur  =  le syndic
une boënne, puis une boine  =  une borne
un melley  =  un pommier sauvage
la haye  =  la haie
un emboënnage  =  un bornage
une pierre ferme  =  un gros cailloux servant de borne
une possession  =  une propriété
la bize  =  la bise

 

 

 

 

 

Ancien orthographe :

Le Clos Roully  =  le Clos-Rouiller          /        en Champ de l'Oge  =  en Champ de l'Auge         /   La Rey Defaranna  =  la Rez-Déférannaz

 

 

 

 

 

 

 


Les deux registres sont tenus par le notaire Joseph Baudevin et sont paraphés à la fin de chaque volume: Voyez sa signature ci -dessus

 

 

 

 

Explications données par Pierre-Philippe Bugnard, historien et prof. émérite à l’Université de Fribourg.

Un vianceur... en Valais, le viancement, c’est le bornage et viancer c’est borner. On peut penser que le vianceur est celui qui pose les bornes d'un terrain (donc effectivement, une sorte d’acolyte de l'arpenteur, lui-même ancètre du géomètre, et il est aussi question dans les documents du XVIIIe et du XIXe (première moitié) de limiter, travail qui est l’oeuvre de l'arpenteur, et d’alberger, attribuer un droit pour une longue durée sur un terrain, travail qui est du ressort de l'autorité.

« à l’occident des grands jours ». L’occident, c’est l’ouest (face à l’orient), alors que bise et vent sont les directions du nord et du sud. Les Grands jours, ce sont des assises judiciaires (en France, depuis le Moyen Age) qui se tiennent en dehors de Paris. Ici, on pourrait penser que « à l’occident des grands jours » marque plutôt la direction du coucher du soleil les jours les plus longs, voisins du solstice d’été, « les grands jours », le 21 juin. Ainsi, « à l'orient des grands jours », marquerait l’est à la même époque. Les termes « à l’orient des jours longs » ou « à l’occident des jours courts » ont la même signification.

Une chaux, c’est une zone naturellement déboisée (charmey… du gaulois calm… “terrain désert“), l’inverse d'une joux (jorat, jura… ), zone naturellement boisée, alors qu’une cierne est une zone défrichée (du latin circinare, “circonscrire, faire une clairière dans la forêt”) et une arse une zone défrichée par le feu (du latin ardere, arsi, arsum).

Voir encore le document ci-dessous :

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Les relevés figurant sur les deux registres concernent surtout les propriétés de familles Jaquet, Singy, Sudan, Chevalley, Caille et Magnin. Voici, ci-dessous, ceux qui concernent la famille Pharisa

1732 – Déviances d'Estavannens

…  ....   ....  De là sont passés sur la terre de Pierre Joseph, fils de feu Pierre Farisa où ils ont planté une boënne nouvelle distante de 149 pieds de celle qui a été trouvée sur la terre du dit François, fils de feu Jacques Caille. Tirant comme devant sont entrés sur la terre d'Antoine Joseph, fils de feu Antoine Joseph Sudan, dit Chevalley, ils y ont trouvé la première boënne vieille marquée de la croix, distante de 79 pieds de la nouvelle plantée sur la terre de Pierre Joseph Farisa.

Tirant comme devant ont passé sur le curtil d'Etiennette, née Caille, femme de Pierre Joseph Farisa, et y ont trouvé une boënne vieille, distante de 62 pieds de la première, trouvée au jordil des enfants de feu le juré Caille. Montant toujours contre orient, sont entrés au curtil de l'hoirie de feu Jolliet de Montbovon (ancien sergent d'Estavannens) et y ont trouvé la première boënne vieille faisant le coing à 28 pieds de la première, trouvée dans le curtil de la prénommée Etiennette Farisa, née Caille.

Viancement de la possession de Pierre Joseph, fils de Joseph Farisa, existante près de la maison au village d'Embas d'Estavannens, le 13è jour du mois d'avril 1733. Les prénommés sieurs Sudan et Desinsy, prud'hommes, accompagnés du … … Jean François Sudan, ancien gouverneur d'Estavannens pour suivre l'exécution de leur commission, ont commencé au haut et coing oriental de la dite possession de Pierre Joseph Farisa où, après avoir tiré un peu devers bize, ils ont trouvé la première boënne vieille depuis laquelle tirant toujours contre bize, le long et devers occidental du chemin tendant à la raisse (?) ont trouvé la 2ème boënne vieille à la distance de 67 pieds de la seconde. Allant comme devant contre bize, ont trouvé au coing oriental et boréal de la possession du dit Farisa la 4ème boënne vieille à 62 pieds de la 3ème. Depuis cette dernière boënne discontinuant leur route contre bize pour fixer contre soleil couchant en descendant ont trouvé la 5ème boënne vieille à 39 pieds de la 4ème. Continuant leur route comme devant un peu en rendant ont trouvé la 6ème boënne vieille distante de 48 pieds de la 5ème. La 7ème boënne vieille à la distance de 33 pieds de la 6ème. Descendant toujours contre soleil couchant ont trouvé la 8ème boënne vieille à 59 pieds de la 7ème. La 9ème boënne vieille en dessus et devers orient du grenier des enfants de feu Louis Jacquet, distante de 46 pieds de la 8ème. Et de là, partant le long et devers bize du dit grenier en tirant contre couchant sont entrés dans le curtil des enfants de feu Louis Desinsy dans lequel les vianceurs ont planté une boënne nouvelle davaux du coing occidental et boréal du grenier et à la distance de 28 pieds de la 9ème et dernière trouvée sur la terre du prénommé Pierre Joseph Farisa.

1793 – Déviances d'Estavannens

Depuis celle-là revirant contre l'orient des grands jours passant sur la terre de Marie Anne Magnin femme de Claude François Pharisa, ont trouvé la première vieille boine à 30 pieds de la précédente.

De là, passant le long de la dite grange, entrant dans le jardin du dit Pharisaz, ont trouvé la première vieille boine à 89 pieds de la précédente. Depuis celle-là, passant le long des appartenances et maison du dit Pharizaz, ont trouvé à la gouttière et devers vent de dite maison, la 2ème vieille boine, distante de 83 pieds de la précédente. De là, passant sur le pré appelé Le Fey appartenant à la chattelaine Geinoz, née Jaquet, de Gruyère, ont commencé proche la parchise en entrant au dit pré sur lequel ont planté la première nouvelle boine au coing boréal et occidental du mur de dite possession, à 2 pieds et demy d'une épine qui reste entre bize et orient.

Clos de Jean Nicolas Gaspar, fils de feu Claude François Pharisaz

Depuis le Clos des Esserts, les dits vianceurs sont montés au Clos appartenant à Nicolas, fils de feu Claude Pharisaz, ont commencé au haut dycelui (de celui-ci) ont trouvé la première vieille boine au pied et devers vent d'un jeune frêne. Depuis là, allant contre bize le long du chemin du Grand Clos, ont trouvé la 2ème vieille boine à 88 pieds de la précédente, depuis laquelle ne pourra prendre aucun pied contre le chemin.

Allant comme devant, ont trouvé la 3ème vieille boine distante de la précédente de 63 pieds, à 2 pieds d'un frène qui reste contre l'orient des grands jours. Suivant de même, le 4ème nouvelle boine a été plantée distante de 63 pieds de la précédente, à 8 pieds d'un frêne qui reste entre bize et occident. Depuis celle-là, un peu en descendant entre bize et occident, ont trouvé la 5ème vieille boine à 37 pieds de la précédente.

Continuant à descendre contre occident des longs jours ont trouvé la 6ème vieille boine distante de 54 pieds de la précédente. Suivant de même, la 7ème vieille boine a été trouvée à 32 pieds de la précédente. De là, reprenant à droite entre bize et occident, la 8ème vielle boine a été trouvée à 68 pieds de la précédente. Allant comme devant, ont trouvé la 9ème et dernière vieille boine à 51 pieds de la précédente.

PS.
Je me demande si un géomètre d'aujourd'hui pourrait s'y retrouver sur le terrain…  

 

Grosses du baillage de Gruyères

Il s’agit de reconnaissances (actes notariés) dressées pour servir de base à la perception des contributions et redevances féodales
(ancêtres du cadastre)

 


Grosses de Gruyères  (Estavannens)  Vol. No 73 de 1451

Un registre de près de 10 kg  et d’environ 17 cm d’épaisseur

Reconnaissances de :

      Mermet Farisa, fils de feu Jehan Farisa   (page 743)
     Jean, fils de Jenet (Jehan) Farisa   (page 747)
     Person Farisa, relicte (veuve) de Jean Farisa

 


Grosses de Gruyères  (Estavannens
) Vol. No 78   de 1432

Un registre de près de 10 kg  et d’environ 17 cm d’épaisseur

Inscription de la première citation du patronyme PHARISA, en latin
 

Reconnaissance de Johannetus Farisa
 


Grosses de Gruyères  (EstavannensVol. No 64 de 1537
Un registre de près de 4 kg  et d’environ 7 cm d’épaisseur

Reconnaissance d’Antoine Farisa
 


Grosses de Gruyères  (Estavannens) Vol. No 55 de 1576
Un registre de près de 10 kg  et d’environ 17 cm d’épaisseur

La calligraphie de ce document est très belle. Les textes sont enjolivés par des titres pleins de fioritures. Malgré cela, ces anciens documents sont très peu lisibles car les lettres ne sont pas représentées comme aujourd’hui. Par exemple, le “R” est une sorte de “V”, le “S” est une sorte de bâton oblique. Il faut une certaine habitude aux néophytes pour les lire. Ce n’est pas encore le cas chez moi...

Le 12 mai 1576, il est fait mention d’une reconnaissance de
Bernard Farisaz, fils de feu Pierre Farisaz

Noté dans ce registre :

- Caille dérive de Callie ou de Cally et dérive encore de Banoux et encore de Moraz
- Jaquet dérive de Sallagnon ou de Sallagnion et dérive encore de Ramel
- Raboud dérive de Rabbod et dérive encore de Villiet
- Galley dérive de Cheminaulx
- Castella dérive de Castellaz comme encore de Curtaz
- Pharisa dérive de Farisaz, de Farisa comme aussi de Ramel
- André dérive de Marmet

Comme on peut le constater, certaines branches de familles ont modifié l’orthographe de leur patronyme, d’autres se sont réunies, d’autres enfin se sont divisées en prenant d’autres noms
 

 
Grosses de Gruyères  (Estavannens)  Vol. No 107 de 1590
Fragment de 40 pages

Ce document est rédigé dans une écriture très peu lisible.Il y est fait mention d’une reconnaissance de Marmet Farisaz, fils de Bernard
 


Grosses de Gruyères  (Estavannens)  Vol. No 43 de 1611
Un registre de près de 10 kg  et d’environ 17 cm d’épaisseur 

Le 29 février 1611, il est question des reconnaissances de :

Andrey (André) Farisaz, fils de Francoye          (page 577)
Anthoyne (Antoine) Farisaz, fils de Francoye    (page 588)
Francoye (François) Farisaz, fils de Francoye   (page 603)
Marmet Farisaz, fils de Bernard Farisaz, fils lui-même de Pierre Farisaz   (page 739)
Ce Marmet Farisaz faisait partie de ce que l’on appelle aujourd’hui “un conseil communal”

Noté dans ce registre :
Le père de Francoye Farisaz s’appelait Bon Farisaz
Le père de Bon Farisaz s’appelait Anthoine (Antoine) Farisaz.

 


Grosses de Gruyères  (Estavannens)   Vol. No 33 de 1645
2 registres, de près de 10 kg chacun et environ 17 cm d’épaisseur

Il y est question de la reconnaissance de Jaques, fils de François Farisa (voir la lignée éteinte de l’arbre généalogique No 1), lequel personnellement constitué de son bon gré, franc et de libre volonté pour ... ses hoirs et successeurs modernes et futurs, a confessé publiquement et magnifestement reconnu détenir, avoir, vouloir de nos dicts souverains seigneurs et de leurs quelconques à cense annuelle et perpétuelle et sous hommage franc et libre à cause de leur château les biens suivants :
                                                             ...   ...   ...    ...

Item des biens dernièrement reconnus esmains et en faveur de qui devant par François, fils d’Antoine Farisa, au nom de Catherine, veliete ( ? ) de François Farisa et précédemment par André, fils de François Farisa, aussi recognu... sur lequle est construit le moulin d’Estavannens.

Donné, faict et passé ce jour, troisième dui mois d’août 1680, par les prud’homme devant témoings à ce requis. 
                                                                                                                                                                                                     ( ? ) notaire

 


Grosses de Gruyères  (Estavannens)  Vol. No 23 de 1680
2 registres de près de 10 kg chacun et environ 17 cm d’épaisseur

Il est question d’honnête Pierre Joseph, ffeu Pierre Pharisat d’Estavannens. En conséquence de sa reconnaissance passée es mains et en faveur qui devant le 27 mars 1745 par Jean Pharisaz, son fils :

Possessions : au village davaud, au lieu dit AU CLOS, une sétorée deux tiers et sexte de clos sur lequel est une maison, granges, loge et jardin. Au PETIT CLOS : quart sexte et sizaine de sétorée de pré (Jean-Pierre Pharisat (1785 / 1795)  /  Jean Nicolas Pharisa (1792). EN PUIT : le quart devers occident d’une grange (Jean Nicolas Pharisat le 1/3 et Marie Pharisat, les 2/3). En Chaux : 4 sétorée, quart et trente sixains de prés (Jean Pierre Pharisat).

Honnête Jean Pharisaz, fils du devant nommé, Pierre Joseph Pharisat d^’Estavannens a formé de sa reconnaissance portée en même faveur et es mains le 27 mars 1745, à honnête Madelaine, fille de Pierre Joseph Pharisat, femme d’Antoine Odoux du Vuadens...
 


Grosses de Gruyères  (Estavannens)   Vol. No 14a et 14b  de 1745
près de 10 kg chacun et environ 17 cm d’épaisseur

Item des biens reconnus dernièrement par Jaques, fils de François Farisat,
le 3ème d’août 1680, pour moitié devers le soleil couchant et vent...

Honnête Pierre Joseph ffeu Pierre Pharisaz, soit ses enfants

  - Argent bon lausannois
  - Froment                          
  - Orge                             
  - Cire                            (les quantités sont illisibles)

Honnête Claude fils de Pierre Joseph Pharisaz,
par décharges de 1730 de Madelaine Pharisaz, sa soeur ... ... ...

  - Argent bon lausannois
  - Froment
  - Fèves
  - Cire                            (les quantités sont illisibles)

Honnête Jean fils de Pierre Joseph Pharisaz, ... ... Nicolas ffeu ... Jaquet
au village davau, maisons, granges, jardins et aisances

  - Argent bon lausannois
  - Froment
  - Fèves                         (les quantités sont illisibles)

 

Registre No 2, page 636 et suivantes   (texte complet) :

Reconnaissance d’honnête Jean, fils du devant nommé Pierre Joseph Pharisat

L’an 1745 et le 27ème jour du mois de mars, à l’instance et par devant moy, dit commissaire soussigné et en présence des témoins sous-mentionnés, s’est personnellement constitué le dit Jean Pharisat lequel sachant et bien avisé pour luy et les siens

A confessé et reconnu détenir et posséder de qui comme devant la pièce suivante située rière le territoire d’Estavannens, des biens reconnus dernièrement en faveur de Leurs dites Excellences, à cause de leur château et Comté de Griuyère, es mains de Monsieur le commissaire Lurthanen, par Antoine, fils de François Caille, le 18ème jour de mars 1681.

Au village d’Avau d’Estavannens, un jardin contenant quarante huitain de poses, dernièrement désigné par la quartepart d’un curtil jouxtant le jardin d’Antoine Joseph, fils de feu Joseph Caille, devers vent, participant d’orient le Clos individis entre le sieur Jean François Joseph Caille et ses frères et soeurs devers Bize, participant d’occident la charrière publique (chemin public) devers orient et le Clos de Jean Baptiste François et Anne Marie, enfants de Joseph Jaquet, devers occident, participant du vent.

Sous la cense annuëlle et perpétuëlle des quart et huitain d’un denier bon lausannois, paijable au château de Gruyères au Seigneur baillif du dit lieu soit à son receveur sur chaque jour de Saint-Martin en hiver.

Confessant, promettant, renonçant et protestant comme contenu dans la première Reconnaissance de ce volume.

Fait et passé à Bulle, en présence d’honnêtes Jean et Jean François Jaquet, père et fils, d’Estavannens, témoins.
                                                                                                  Gottrau d’Hennens
Cense
Argent lausannois :  0 - 4 - 6 - 0

Registre No 2, page 623 et suivantes
(extraits de texte) :

Reconnaissance d’honnête Pierre Joseph, fils de feu Pierre Pharisat, d’Estavannens.

L’an 1745 et le 27ème jour du mois de mars, à l’instance et par devant moy, dit commissaire soussigné, et en présence des témoins sous-nommés, s’est personnellement constitué, honnête Jean, fils du dit Pierre Joseph Pharisaz, agissant au nom et par ordre du dit son père, lequel au dit nom sachant et devers droits d‘iceluy bien informé pour luy et les siens.

A confirmé et reconnu détenir et posséder de qui et comme devant les pièces suivantes situées rière le territoire du dit Estavannens.

Premièrement des biens reconnus dernièrement en faveur de leurs dites Ecellences à cause de leur château et Comté de Gruyère, es mains de Monsieur le commissaire Lurthanen, par Claude Sudan au nom de Pierre, fils de Pierre Pharisaz son mary et père du dit pour qui on reconnaît le troisième jour du mois d’août 1680 pour la moitié d’une maison chesat d’icelle (du verbe choir : reçue de celle-ci) et un Clos y adjacent avec trois petis morcels de Clos et une pièce de terre contenant environ demi pose et une place, plus les deux tiers et sexte d’une pose de terre en partie à Clos réduit une chenevière (champ de chanvre) et jordil, plus une grange, un curtil, à présent jordil réduit, et certaine place à l’entour sur laquelle fut dernièrement bâtie une maison. Ensembles un petit morcel de terre le tout contigu lesquels biens ne consistent par nouveau toisage (mesurage à la toise) qu’en ce qui suit :

Plan 2  / No 38

Au village d’avau d’Estavannens, lieu dit “Au Clos” une seytorcée deux tiers et sexte de Clos sur lequel est une maison, grange, loge et jardin, se limitant le tout; jouxte le pré du sieur Pierre, fils de feu Jean Jaquet, devers vent et les charrières publiques des autres trois parts dans lesquelles limites et outre la dite contenance au coin occidental et boréal sont compris les maison, grange et aisances appartenant à Etivenaz Castellaz, veuve de Claude Caille et Jean Nicolas, fils d’Antoine Jacquet.

Sous la cense annuëlle et perpétuëlle d’un sol et six deniers bons lausannois, des deux tiers d’une émine de froment et des deux tiers sexte et neuvain d’une émine de fèves belles, recevables graines mesure de Gruyère. En outre, le dit reconnaissant, au nom de son père, a confessé et reconnu devoir les usages tels qu’ils sont spécifiés dans la première reconnaisance de ce volume.

suivent 18 pages spécifiant
les diverses autres possessions du reconnaissant...

Plan 2  / No ..

Au Faix, une seytorcée, quart et dixhuitain de pré, jouxte le pâquier commun et à cause d’une encasse le pré de Pierre Joseph Pharisa devers vent, le dit pâquier commun participant en partie d’orient, le Clos du dit Pierre Joseph Pharisat et en petite partie la charrière publique devers Bize, une autre charrière publique devers orient

Et la dite première charrière publique avec à cause de la dite encasse, le dit pré du dit Pierre Joseph Pharisat et en petite partie le dit pâquier commun devers occident.

Lesquelles censes le dit reconnaissant au nom de son dit père, a promis de payer au Château de gruyère, au Seingeur baillif du dit lieu soit à son receveur, sur chaque jour de Saint-Martin en hiver.

Confessant, promettant et protestant comme contenu dans la première reconnaissance de ce volume

Fait et passé à Bulle, en présence d’honnêtes Jean et Jean François Jacquet, père et fils, d’Estavanens, témoins.
                
                                                                                                     Gottrau d’Hennens

 

 

 

 

Plans géométriques du territoire d’Estavannens
Levés pour la rénovation des Droits de leurs Excellences Nos Souverains Seigneurs et Prince de la Ville et République de Fribourg rière leur Comté de Gruyére, en 1742.

Extraits

Terre sise “En la Fin”  (entre le fond du village et la plaine des Auges)
propriété de Nicolas Jacquet (1716), père d’Antide Jacquet, fils de feu Jean Pierre Jacquet de la Fin  (1668

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                    Légende :   

                    Bize          = Nord
                    Vent          = Sud
                    Orient       = Est
                    Occident  = Ouest

                    1)  pré
                    2)  maison
                    3)  étable
                    4)  grange
                    5)  étable
                    6)  jardin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

08)   “Au Bossalet”  :  pré d’Antoinette Ramel, femme de François Castella
09)   “Es Essert”  : pré des enfants de Joseph Jacquet
10)   “Au Grand Clos” : pré d’Etiennette Jacquet, femme de Jean Joseph Dessingy
11)   “Au Clos Riond” : pré de Jean Nicolas Ursule et Antoine Jacquet
12)   “Au Clos” : propriété de Pierre Joseph, fils de feu Pierre Pharisat
13)  “Au Faix” : pré de sieur Pierre, fils de feu Jean Jacquet
14)   “Au Petit Clos” : pré de Pierre Joseph, fils de feu Pierre Pharisat

15)   “Petit Clos” :pré de Pierre, fils de feu Jean Jacquet 
16)   “Es Essert” : pré des enfants de Jean Sudan, dit “au sergent”
17)   “Es Essert” : pré des filles de feu Joseph Caille et d’Antoine Caille, leur neveu
18)   étable - grange - étable
19)   “Rontes” à Pierre, fils de feu Jean Jacquet
20)   “Rontes” à Jean, fils de feu François Magnin
21)   “Rontes” à Jaques, fils de Pierre Caille
22)   “Rontes” à .....
23)   “Rontes” à ...
24)   “Au Mantavaux”
25)   Place de l’ancien tilleul
26)   Ruisseau du Fossart  (Fossard)  autrement dit ruisseau du Dah
27)   Direction Grandvillard
28)   Direction le magasin à Marie-Thérèse Jaquet
29)   Direction la plaine des Auges
30)   Habitations Pharisa :  pré  -  aisance  -  maison   -  maison
                                                 jardin  -  étable  -  grange    -  jardin 
31)   Habitations Pharisa :  loge  -  étable  -  grange -  maison -  jardin

 

 

 

 

 

Autres propriétés de Pierre Joseph Pharisat

1)  “Au Perez de Praz”   (région des Tollaz)   :  un pré
2)  “En Chermon”  (Tsermin) : un pré
3)  “Au Champ Richard” : un pré, entre le magasin d’alimentation et La Fin
4)  “En la Gîte du Puit” (Perru) : un pré
5)  Une partie d’une Chaux (entre les “Gros-Merlaz” et la “Ciernaz-au-Boeuf”)

 

 

 

 

Photos numériques de quatre parties d’un plan tiré  des archives communales d’Estavannens

Un même dossier se trouve aux archives de l’Etat de Fribourg

Ces plans ont été levés en 1745

Plans géométrique de 1745_ovale

Voir aussi deux autres plans  en cliquant sur l’image ci-dessous

boussole

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